C'est l'une des questions les plus fréquentes posées par les personnes qui comparent des devis de greffe capillaire : la greffe « CHOI » et la greffe « DHI » sont-elles deux techniques différentes, avec chacune ses avantages et ses inconvénients ? La réponse, d'après la société savante de référence en chirurgie capillaire, est plus simple — et plus importante à comprendre pour bien choisir sa clinique — qu'il n'y paraît.
|
En bref ● DHI n'est pas une technique distincte : selon l'ISHRS, c'est un autre nom pour la technique d'implantation par implanteur pointu, c'est-à-dire le CHOI. ● Aucune différence technique, médicale ou de protocole entre les deux appellations : c'est la même dernière étape de l'intervention. ● « DHI » fonctionne souvent comme une marque commerciale propre à certains réseaux de cliniques, au point d'avoir fait l'objet de litiges juridiques réels. ● Le nom de la technique n'est pas un critère de choix fiable : l'expérience de l'équipe et la rigueur du protocole comptent davantage. |
DHI n'est pas une technique distincte du CHOI
Selon l'ISHRS (International Society of Hair Restoration Surgery), qui a publié un article de référence pour clarifier la confusion grandissante autour des appellations de greffe capillaire, le terme « DHI » désigne littéralement la même chose que la technique CHOI : « Le terme "DHI", qui signifie Direct Hair Implantation, est un autre nom pour la technique d'implantation utilisant des implanteurs pointus » — c'est-à-dire les stylos type CHOI.
Autrement dit : CHOI et DHI ne sont pas deux techniques concurrentes entre lesquelles il faudrait choisir. DHI est une appellation commerciale donnée à une méthode d'implantation qui repose sur le même instrument et le même principe que celui décrit sous le nom « CHOI ». Il n'existe pas de différence technique, médicale ou de protocole entre les deux : c'est la même dernière étape de l'intervention (l'implantation en un seul geste, incision et pose simultanées), présentée sous deux noms différents.
Pourquoi tant de noms différents pour la même méthode ?
L'ISHRS met en garde contre une pratique répandue chez certaines cliniques : donner à une méthode déjà existante un nouveau nom, pour donner l'impression au patient qu'il s'agit d'une innovation exclusive. L'organisation le formule sans détour : certaines cliniques créent « de nouveaux noms pour décrire exactement ce qu'est la FUE, mais dans le but de vous faire croire que leur FUE est différente », allant jusqu'à essayer « de vous convaincre que leur FUE n'est pas de la FUE du tout, mais une nouvelle forme de greffe capillaire que personne d'autre au monde n'a inventée ».
Le message central de l'ISHRS est sans ambiguïté sur ce point : la sécurité et la qualité du travail ne devraient jamais dépendre d'un nom accrocheur ou trompeur. Le terme « DHI » lui-même est explicitement qualifié par l'organisation : « Ce n'est pas une méthode de greffe capillaire et ne devrait pas être commercialisé comme telle » — il s'agit d'un nom donné à une variante d'implantation au sein de la FUE, pas d'une catégorie d'intervention séparée.
Un exemple concret : quand « DHI » devient une marque déposée
Cette confusion entre nom commercial et technique médicale a même donné lieu à des litiges juridiques. Un différend porté devant la Haute Cour de Delhi a opposé une clinique titulaire d'une licence de marque « DHI » à un praticien concurrent ayant publiquement affirmé que sa propre méthode était « meilleure et plus sûre que la technique DHI ». Le tribunal a traité l'appellation « DHI » comme une marque commerciale protégée appartenant à un réseau de cliniques sous licence — pas comme une catégorie médicale universelle. Cet exemple illustre concrètement ce que rappelle l'ISHRS : « DHI » fonctionne avant tout comme une marque et un argument commercial, propre à certains réseaux de cliniques, et non comme une technique distincte que toute clinique pourrait légitimement revendiquer comme une alternative supérieure au CHOI.
Ce que cela change concrètement pour le patient
Cette clarification a une conséquence pratique directe : comparer un devis « DHI » et un devis « CHOI » sur la base du nom de la technique n'a pas de sens, puisqu'il s'agit du même principe d'implantation. Les questions réellement utiles à poser à une clinique sont ailleurs :
● Qui charge et manipule concrètement les greffons pendant l'intervention (le médecin, ou uniquement des assistants) ?
● Quel calibre d'aiguille est utilisé, et est-il adapté à la taille de chaque greffon (unités à un, deux ou trois cheveux) ?
● Combien de temps dure réellement l'intervention prévue, en fonction du nombre de greffons à poser ?
● Quelle est l'expérience de l'équipe avec cet instrument, indépendamment du nom marketing utilisé pour le désigner ?
Ce sont ces éléments — et non le nom commercial affiché sur le site de la clinique — qui déterminent la qualité du résultat final.
CHOI et DHI en un coup d'œil
|
|
CHOI |
DHI |
|
Ce que désigne le terme |
Autre nom pour la même technique d'implantation |
|
|
Instrument utilisé |
Stylo implanteur (Choi Implanter Pen) |
Le même instrument |
|
Statut du terme |
Nom technique d'origine |
Souvent une marque commerciale sous licence |
|
Différence de résultat médical |
Aucune différence démontrée entre les deux |
Aucune différence démontrée entre les deux |
Découvrez aussi la différence entre la greffe CHOI et FUE.
Questions fréquentes
La greffe DHI est-elle plus moderne ou plus performante que la greffe CHOI ?
Non. Selon l'ISHRS, « DHI » est un autre nom pour la même technique d'implantation que celle communément appelée CHOI. Il ne s'agit pas d'une méthode plus récente ou plus performante, mais d'une appellation différente pour un principe identique.
Pourquoi certaines cliniques utilisent-elles le terme DHI plutôt que CHOI ?
Le terme peut être utilisé pour des raisons de marque commerciale (certains réseaux de cliniques l'utilisent sous licence) ou simplement comme argument marketing pour se démarquer, sans que cela corresponde à une différence technique réelle.
Comment savoir si un devis « DHI » correspond vraiment à une greffe de qualité ?
Le nom de la technique n'est pas un indicateur fiable. Mieux vaut se renseigner sur la qualification de l'équipe, qui manipule réellement les greffons, et le protocole de suivi post-opératoire proposé.
Sources consultées : International Society of Hair Restoration Surgery (ISHRS), « Why FUE Is So Confusing », publié le 7 juillet 2019, mis à jour le 18 janvier 2024. — R.K. Dewan & Co., « Direct Disparagement of Direct Hair Implantation Disallowed by the Delhi High Court » (analyse juridique de l'affaire Silvermaple Healthcare Services c. Dr. Tejinder Bhatti, Haute Cour de Delhi).
Cet article a une visée informative et ne remplace pas une consultation médicale spécialisée.